Pérou – Points sur le nécessaire de voyage pour Iquitos

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Conseils, Information, Pratique, Pérou | Publié le 21-01-2010

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Il est l’heure de faire le point sur le nécessaire de voyage pour une mission du même type que j’ai fait, c’est à dire partir pour 6 semaines dans la région du Loreto au Pérou, avec la possibilité de rencontrer des communautés autochtones et avec une grande partie du séjour à Iquitos.

Le plus simple, c’est certainement de reprendre la liste de mon paquetage que j’ai fait ici et de dire ce qui m’a servit, un peu ou pas du tout. Avec quelques précisions. Commençons :

Sac de Trekking de 70L (pour 6 semaines, il me semble que c’est un minimum… 60 à 70L)

  • 10 paires de chaussettes + 10 sous-vêtements (ok)
  • 2 cyclistes pour les marches, ça évite certaines irritations (je n’en ai pas eu besoin cette fois)
  • 1 petit filet à linge (utile pour emmener à la laverie)
  • 4 T-shirts (ok, vous pourrez vous en acheter là-bas et à moindre coût)
  • 1 bas de survêtement (ok)
  • 1 sweat et 1 T-shirt qui laissent évacuer la transpiration (ok)
  • 1 couverture de survie (Ne m’a pas servi)
  • 1 paire de gants fins en imitation cuir (ok)
  • Des mousquetons (ok, très utile, j’en avais 4)
  • 1 trousse de toilette avec : 1 petit miroir, 1 brosse à dent de voyage, nettoyant anti-bactérien, des cotons de tige, 2 savons de Marseille, des lingettes pour bébé, dentifrice (indispensable, mais vous pouvez vous en acheter à Iquitos)
  • 1 liquide pour laver le linge à la main (Les laveries ne sont pas cher à Iquitos)
  • 1 paire de claquette (indispensable)
  • 10 paquets de mouchoirs (indispensable, en avoir toujours un sur soit :) )
  • 1 lampe de poche (ok)
  • Quelques bougies (ok)
  • 2 petites serviettes (ok)
  • 2 pantacourts (ok)
  • 4 chemises (surtout pour la forêt, je ne m’en suis servit que d’une)
  • 1 short de bain (ok)
  • 1 poncho étanche (ok)
  • Des petites gamelles (ok)
  • 4 briquets (ok, 4 ce n’est pas de trop, la qualité des briquets à Iquitos est médiocre)
  • 1 couteau suisse (ok)
  • (1 Réchaud + gaz)
  • 1 gourde (ok)
  • De l’anti-moustique (ok)
  • 4 boites de Malarone (Si vous restez en ville, ce n’est pas indispensable et vous fera faire de belles économies)
  • 1 corde + des tendeurs (ok)
  • Quelques sachets de soupes lyophilisés (ok)
  • 1 pantalon (ok)
  • 1 sac bulle (ok)
  • Comprimés purificateurs d’eau (ok, mais je ne m’en suis pas servit)
  • 1 Hamac + moustiquaire (ok)
  • fil de pêche + quelques hameçons (un régal si vous êtes en forêt)
  • 1 poche sous-vide d’air (ok, pas mal du tout)
  • Petite boussole qui fait aussi loupe et sifflet (je ne m’en suis pas servit, mais je la prenais quand même)

Sacoche à main (avec tout mon matos pour bosser là-bas)

  • Ordinateur portable + chargeur (ok)
  • Caméscope + matériel (ok)
  • Appareil photo numérique + chargeur (ok)
  • Quelques bouquins (dont certains pour perfectionner son espagnol) (ok)
  • 3 clefs usb (ok)
  • De quoi écrire (ok)
  • Lunettes de vue (ok)
  • Photocopie de mes papiers d’identité (ok)

Sur l’homme (comprendre sur moi avant le départ)

  • Pantalon + chemise manche longue (ok)
  • Ceinture (ok)
  • Polaire (Je n’en ai pas eu besoin, mais ça m’a servit de coussin, donc bon…)
  • Chapeau de brousse en poche (ok)
  • Mes papiers dans une pochette étanche (passeport, permis, carte d’identité, CB…) (ok)
  • 1 paire de basket (ok)
  • 1 montre (ok)
  • Stylos + calepin (ok)

Donc autant dire que le paquetage de départ était plutôt réussi, je me suis vite rendu compte que l’on prend très vite des habitudes une fois sur place, donc il y a des choses dont je ne me suis plus servit très rapidement. Par exemple, les comprimés contre le paludisme, honnêtement le risque est quasi nul en ville, ainsi que dans la Réserve de Pacaya Samiria au moins de décembre il n’y a pas trop à s’inquiéter, cependant une bonne moustiquaire pour la réserve est indispensable.

Vous pouvez trouver tout ce dont vous avez besoin à Iquitos, donc évitez de trop vous charger inutilement. Après, si vous faites un long séjour en jungle, prévoyez au moins l’équipement de base que je vous ai indiqué.

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Marche dans la Selva

Aéroport

Pérou – La nourriture à Iquitos

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Information, Pratique, Pérou | Publié le 16-01-2010

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Bonjour à tous,

Je vais faire un petit tour d’horizon sur ce que j’ai pu gouter à Iquitos au Pérou dans la région du Loreto. A savoir que la nourriture est assez riche et bonne. Les Péruviens mangent bien et aiment ça. Petit déjeuné (desayuno), déjeuné (almuerzo) et le diné (cena). Comme vous pouvez vous en douter, l’hygiène n’est pas la même qu’en France, donc si vous allez manger dans le premier petit almuerzo du coin, vous risquez d’être surpris si vous n’avez pas l’habitude qu’on vous serve un morceau de viande avec les mains par exemple. De plus, il faut un petit temps d’adaptation à votre estomac, mais après c’est un vrai régal. Perso, j’ai gouté de tout et dans tous les types de lieux, sans jamais refuser ce que l’on me proposait. Je trouve que c’est l’idéal pour s’intégrer dans une région, le tout, c’est d’oublier un peu nos petites habitudes européennes… Donc, pour résumer la comida (nourriture) est bonne et riche, seul petit bémol personnel : pas d’eau à table, pas de fromage et pas de (vrai) pain (j’ai pris de sales habitudes quand même :) ). Allez c’est partie :

Les plats et soupes :

Les principaux ingrédients : riz, maïs, magnoc, pommes de terre, aji (piment), bananes

Le Juane : le plus courant dans la Selva, c’est très bon, composé de riz épicé avec un morceau de poulet à l’intérieur, le tout enveloppé dans une feuille de palmier. Idéal pour transporter, avant de partir à Pacaya Samiria en bateau, j’en ai acheté quelques uns. Comptez entre 1 et 3 Soles l’un (0.25 à 0.75 cts d’€uro)

Juane

Le ceviche (vous pouvez le voir écrit ainsi aussi : cebiche) : est vraiment un plat typique du Pérou de la Selva, mais aussi de la Costa, composé de poisson cru assaisonné du rio pour la Selva, de l’océan pour la Costa. Très apprécié, les Péruviens en consomment le week-end. A savoir qu’à Lima c’est une entrée, donc un plat suit toujours, gardez donc un peu de place :)

Ceviche

Anticuchos : les anticuchos sont des brochettes, à la base, de petits cœurs de bœuf, vous pouvez cependant en trouver au chorizo (du Pérou) et au poulet. Peu onéreux et très bon, souvent accompagné de Chaufa, du riz cuisiné et épicé.

Anticuchos

Tacacho : réalisé avec des bananes cuites puis écrasées, les tacachos forment de petites galettes très riches et au goût agréable.

Cecina : préparé de plusieurs manières, la base est composée de viande de porc assaisonnée et fumée.

Aji de Gallina : un plat très bon et typique aussi. Composé de poulet recouvert d’une sauce à base de piment et de cacahuètes.

Les soupes : beaucoup de soupes sont proposées et consommées (pendant l’almuerzo). Malgré la chaleur ambiante, c’est un bon moyen de se désaltérer.

Tous ces plats sont souvent accompagnés de riz, flageolets, lentilles, bananes frites ou patates.

N’hésitez pas sur les fruits qui sont excellents et d’un goût introuvable en France : bananes, ananas, mangues, aguaje, camucamu, citrons (petits verts), uvo, maracuya, cocona etc…

Les boissons

Refrescos : C’est simple, il y a beaucoup de refresco, des jus de fruits, très sucrés, servis avec le repas. Vous en trouverez de plusieurs goûts : chicha morada (maïs violet/noir), maracuya (fruit de la passion), manzana (pomme), piña (ananas), camucamu (un fruit acide et énergisant) etc…

Inka Cola : une boisson gazeuse péruvienne, qui est beaucoup plus consommée que le coca-cola au Pérou, pour parer à cela, Coca cola a donc racheté Inka Cola. Très sucrée et de couleur jaune. Faut aimer les boissons gazeuses très sucrées.

Les bières : alors il y a plusieurs marques de bières (j’ai presque tout gouté et certaines sont excellentes). Pour ne citer qu’elles : Iquiteña, Amazonica, Trijillo, Franca, Cristal etc…

Bière

Masato : vous ne pourrez boire cela que dans les communautés, donc en jungle. Mais souvent on ne cherche pas à boire du Masato, on y est invité… Composé de magnoc, mastiqué et recraché par les femmes du village. Devient alcoolisé après fermentation d’une petite semaine. Pour ceux qui connaissent, ça ressemble au cachiri de la jungle Guyanaise.

Pisco : il y a aussi le pisco, mais pas consommé dans la Selva, donc je n’en parlerais pas trop. J’en ai bu à Lima, mais amélioré avec du citron et des œufs je crois, très bon cependant.

Jus de Aguaje : l’aguaje est un fruit issu d’un palmier, que je trouve très fade au goût, mais en jus ou en glace, c’est excellent.

Aguaje

Divers

Il existe aussi, ce qu’ils appellent le suri, de grosses larves, très grasses, limite comme du beurre. Peut se manger cru ou frit, perso je n’ai pas gouté, pas eu l’occasion et pas cherché à l’avoir à vrai dire :) Paraît il que c’est meilleur cru quand même.

Voilà pour le petit tour d’horizon, c’est un petit contenu par rapport à mon expérience et cet article ne se veut pas être une référence culinaire. Cependant, j’ai surement oublié pas mal de trucs et je les rajouterais dès que ça me reviendra :)

A savoir que le poisson est très bon aussi (dont le Païche)

P.S. : les photos ne sont pas de moi…

Aperçu d’une partie de mon travail réalisé au Pérou

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Cap Rumbo, Divers, Pérou | Publié le 14-01-2010

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Voici un petit aperçu du travail que j’ai réalisé au Pérou. Cela se résume avant tout par 2 sites web, un documentaire vidéo et des ébauches de projets.

Mais pour cette article, je vais juste vous présenter les 2 sites web qui ne sont pas encore totalement terminés, mais qui en sont à leur stade final.

Le premier, celui dédié à l’UPC Yarina, est un site qui présente les activité d’une communauté de Pacaya Samiria et qui explique les actions menées par une organisation (UPC Yarina) qui souhaite faire évoluer la partie écotourisme de leur projet. En effet, les activités de bases de l’organisation consistaient à réguler la pêche et améliorer la vie des communautés, ainsi que la qualité de la faune et la flore. Maintenant, que cela est réalisé et sur la bonne voie, l’idée de l’écotourisme se pose et permettrait, en plus d’améliorer le quotidien des communautés locales, de présenter unetr culture et un artisanat très riches, sous forme de voyages aventures et éco-responsable. L’idéal pour les personnes en mal de découverte. J’ai fait l’aventure, et ça vaut le détour…

Voici le site sous sa forme actuelle qui demande qu’à être améliorée :

Le site de l'UPC Yarina

Pour vous y rendre : http://www.upc-yarina-tours.org

Le seconde site ou plutôt devrais-je dire blog, est réalisé pour l’association Latitud Sur. C’est une ONG pour laquelle j’ai travaillé à la réalisation du site de l’UPC Yarina. C’est un projet qui leur est lié et sans eux il n’aurait pas vu le jour. Je vous présente donc leur blog, qui est tout frais, d’où le manque d’articles à l’heure ou j’écris, mais n’hésitez pas à y faire un tour régulier afin de lire les news rattachées à l’association :

Le blog Latitud Sur

Pour vous y rendre c’est par là : http://latitudsur.org/blog

Bonne visite à tous ;)

Pérou – Les personnes qui ont agrémenté mon parcours

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Divers, Photos, Pérou | Publié le 09-01-2010

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Je vais tâcher de dresser un portrait rapide du maximum de personnes qui ont participé de près ou de loin à mon parcours au Pérou, depuis mon départ de Lyon, puis Lima et Iquitos, ainsi que mon retour. Sans toutes ces rencontres, le parcours n’aurait pas été ce qu’il fût, donc merci à toutes ces personnes.

Guillermo ou Guillaume, est la personne qui m’a permis de réaliser ce projet et de contribuer à l’association Latitud Sur. Il m’a permis de découvrir Iquitos et grâce à lui j’ai pu rencontrer une multitude de personnes. Personnage très sympathique, rigoureux dans son travail et toujours prêt à faire la fête. Très agréable.

Le couple Sophie et Nicolas, ce sont eux qui ont remplacé Guillaume dans un roulement prévu par l’association. Arrivés une semaine avant moi, j’ai pu travailler à leurs cotés et j’ai pu apprécier leur bonne humeur et leur gentillesse. Très investis, ils sont sur place pour au moins un an. Je leur souhaite beaucoup de bonheurs dans cette aventure enrichissante et qui sait ? Peut être vais-je les revoir avant qu’ils ne reviennent en France.

Sergio ou Serge, est la personne qui s’occupe du bateau le « Selva Viva« , très investis dans l’association, il n’a qu’une envie c’est d’aider les autres. Possédant une grande expérience, c’est un amoureux de l’Amérique Latine. J’espère vivement pouvoir le revoir, car c’est une personne pleine de ressources et d’idées.

William est l’un des fondateurs et pilier de l’association, vivant en Équateur, j’ai pu le voir au cours d’une semaine où il est venu compléter les informations pour Sophie et Nicolas. Personne très souriante et extrêmement investie dans son travail qui lui tient à cœur pour le bien être de l’association. J’ai passé de très bons moments à ses cotés et j’espère pouvoir contribuer de nouveau pour Latitud Sur.

Jorge, est un cubain qui œuvre aussi pour l’association, spécialiste en agro-foresterie, il participe à divers projet pour Latitud Sur. Très sympathique, il est aussi prof de Salsa et inutile de préciser qu’il a le rythme dans la peau, origine cubaine oblige…

Eden, qui était le colocataire de Jorge. Une personne d’une gentillesse incroyable. Il travail à la tour de contrôle de l’aéroport d’Iquitos. Il nous a permis entre autre, de visiter son lieu de travail. J’ai fais pas mal de sortie avec lui et Mario qui travail avec Eden. Ce sont devenus de très bons amis.

Tania, Jesica, Lisete et toutes les sœurs, parents et enfants de cette famille au grand cœur. D’une générosité sans faille, j’ai passé mes meilleurs moments à Iquitos à leurs cotés. J’ai pu découvrir énormément de choses et est pu réaliser des expériences uniques avec eux. Inoubliable.

Ricardo et Flora, un couple atypique. Très gentils (comme toutes les personnes que j’ai rencontré), j’ai passé de très bon moments avec eux. Flora est Française et vit avec Ricardo, un Péruvien qui est, en plus d’être artisan, un apprenti chaman qui étudie et apprend au près de son grand père. Une expérience excellente avec eux aussi.

Tony, sa femme et la communauté de Yarina. Des gens très simples et qui m’ont permis de découvrir la Selva et le cœur de la forêt, ainsi que la vie dans les communautés de Pacaya Samiria. Un très bon guide et une multitude de découvertes impressionnantes.

Rafael et sa famille. C’est simple, j’ai passé 3 jours extraordinaires à Lima avec la famille de Rafael. Ça me prendrais trop de temps d’énumérer chaque personne et surtout, j’aurais peur d’en oublier. Mais je peux vous assurer que toute sa famille est adorable. Depuis les parents aux enfants, neveux et cousins, cousines, sans oublier la sœur. Je n’ai qu’une envie, c’est de retourner les voir sur Lima. Beaucoup de sport et quelques sorties avec eux.

J’ai fais un tour rapide, mais je remercie chaque personne qui m’ont permis d’améliorer et de rendre ce voyage unique. Je n’oublie pas non plus, certaines rencontres plus courtes, mais qui ont contribué au voyage, comme les amis de Eden : Andi et Gregori. Les amies de tania : Bambi, Rosita, Celeste etc… Rosa et Marguarita des personnes qui m’ont loué les chambres et qui étaient adorables. Ernan et les matelots du Selva via. Marcos et sa famille. Lily et Bruno. Oscar et tant d’autres personnes.

Je sais que j’ai dû oublier du monde, mais je pense à eux !!!!

Despedida de Guillermo

Despedida de Guillermo

Jorge à Fray Martin

Jorge à Fray Martin en bas à gauche

Pérou – Iquitos – Cumbia, un style de musique

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Divers, Pérou | Publié le 05-01-2010

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Cette fois un petit article qui décrit un peu le style de musique qui est très écouté au Pérou et très particulièrement dans la Selva, donc à Iquitos. C’est simple, la ville est musicale, vous ne marchez pas 2 minutes sans entendre de la musique, qui est la plupart du temps de la Cumbia, un style de musique très rythmé et caliente.

Parfois, on écoute la musique un peu trop fort, de grosses enceintes sont placées devant les habitations et elles diffusent la Cumbia tant appréciée. C’est simple, toutes les filles savent et aiment danser à Iquitos, et les hommes font de même, je n’ai vu aucune personne refuser une danse. Ils ont le rythme dans la peau c’est sûr, ce n’est pas une légende, les latinos aiment la fête et la danse.

Il y a pas mal d’endroit à Iquitos pour faire la fête et danser, les plus connus restent :

- Le Pardo, un grand complexe couvert où des groupes de musique viennent mettre l’ambiance. L’entrée est parfois gratuite, mais selon l’heure d’arrivée le tarif varie entre 5 et 10 soles (soit entre 1 et 3 €). Bonne ambiance et souvent des groupes très appréciés.

- Le complexe CNI, juste en face du Pardo, un peu moins pratique que le Pardo surtout sous la pluie, mais l’ambiance reste très bonne et c’est très souvent gratuit.

- Le Noa, une discothèque branchée. C’est là que vous trouverez les Gringos ou les personnes un peu aisées d’Iquitos. C’est propre, c’est beau et il y a une bonne ambiance. Je préfère tout de même le Pardo :) L’entrée est de 20 soles (5€) avec une Cerveza (Bière).

Sinon, selon les périodes il y a des fêtes, et la rue est un lieu de festivités. Par exemple, en décembre il y a ce que l’on appel la Purísisma, une fête qui dure plusieurs jours et les rues de Punchana sont très animées, avec concerts, bars et bonne ambiance !!

Pour ma part, j’ai eu l’occasion de voir plusieurs groupes de musique de la Selva, tels que Los Yenis, Illusion, Explosion etc… Que du bon, CUMBIA !!! Les groupes possèdent tous des danseuses aux tenues très très très courtes, pour ne pas dire invisible. Sur scène c’est très Caliente et les chanteurs s’en amusent, c’est drôle et très fort. La danse en elle même reste très soft et est agréable à regarder et à pratiquer aussi ;)

Voici des vidéos issues de Youtube et qui vous mettent dans l’ambiance Cumbia :

Lima – 3 jours intenses et excellents

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Divers, Pérou | Publié le 04-01-2010

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Au cours de mon voyage au Pérou, j’ai passé 3 jours à Lima. Les 3 derniers jours, en effet, je comptais connaitre cette capitale avant de rentrer en France, de plus, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes à Iquitos qui avaient de la famille sur Lima. Excellent ! J’allais continuer mon voyage comme je l’avais commencé, chez l’habitant et avec des personnes que j’apprécie énormément. Pas besoin de me prendre la tête à savoir où et comment j’allais dormir ou manger.

J’arrive à l’aéroport le dimanche matin, aux alentours de 8H, fatigué, triste d’avoir quitté mes amis d’iquitos, mais heureux de découvrir une autre ville avec une nouvelle ambiance. En effet, rien que l’ambiance de l’aéroport cela n’a rien à voir avec Iquitos. C’est ni mieux, ni moins bien, seulement différent.

Puis voilà Rafael, une personne fort sympathique avec qui je vais passer quelques jours à découvrir Lima, hop c’est partit ! Direction le quartier de Comas en bordure de la ville et à une quinzaine de minutes de l’aéroport. La ville est immense, les maisons pas toujours en bon état, mais c’est tout comme Iquitos de ce coté là. Le climat est beaucoup plus sec et il n’y a quasiment pas de verdure.

J’arrive chez Rafael ou devrais je dire, chez ses parents, des personnes adorables.

Je me change vite fait et c’est partie direction le stade et 3 heures de foot, d’ailleurs le père de Rafael qui n’a pas moins de 71 ans joue avec nous, incroyable la forme qu’il a. Tout comme à Lima, jouer égale parier, donc on mise quelques soles.

On rentre à la maison et c’est l’heure de manger et on me sert un ceviche, une assiette plaine. J’avais goutté celui de la Selva qui est préparé avec du poisson issu des rios, et bien j’allais goutter celui de la Costa qui est préparé avec des poissons de la mer (enfin de l’océan). Parait il que celui de la Costa est meilleur, j’allais donc vérifier les dires… Je dois avouer que j’ai aimé les deux tout autant, personnellement je ne saurais dire lequel est meilleur. Je vous laisserais vous faire votre propre idée. Donc je finis mon assiette, rassasié, je remercie tout le monde et là on me dit, tu as fini l’entrée, voici le plat… un bon gros plat de riz arrive, avec viande, patates etc… OUAH… Je suis un gros mangeur, mais là, ça dépassait toutes mes compétences… A Lima, les gens mangent beaucoup, par contre, il font aussi beaucoup de sport…

Une fois le plat terminé, c’est direction une rue où vie de la famille à Rafael, on tire un filet de volley et c’est partie pour une après midi volley !! Chaque point est discuté, le jeu est enflammé et une superbe ambiance s’en dégage, j’aime ça… Tout comme le foot, nous jouons quelques soles, cette fois je repars avec trois fois ma mise, et pourtant je ne suis pas une flèche en volley. Une après midi superbe…

Puis vient la nuit, on boit autours d’un verre, on discute et on décide d’aller boire un verre dans une rue animée de Lima, on se retrouve dans une boite, très jolie, un peu vide, mais sympathique, je ne me souvient plus du nom. On danse, rigole et on boit (pour changer^^). Je m’éclate avec des personnes que je venais à peine de connaitre, incroyable.

Le lendemain, c’est direction la plage. En effet, Lima est situé sur la cote et possède donc une immense plage en bordure de la ville. En décembre nous sommes encore l’été, donc la bonne période pour se baigner. L’eau est froide, mais avec la chaleur c’est agréable. Si un jour vous vous rendez sur cette plage, faites un test, une fois dans l’eau jusqu’aux genoux, enfoncez la main dans le sable et prenez une bonne poignée, vous verrez, vous ressortirez à coups sur un petit crustacé qui s’appelle muy-muy là-bas. C’était très drôle, il y en a au moins un à chaque poignée de sable…

Ensuite direction une Polleria pour manger, 35 soles pour 5, soit moins de 10€. Ensuite direction Miraflores, le quartier chic de Lima, très beau.

Et tout le reste de ces 3 jours, se complète par visite de la famille, des gens formidables, des haltes dans des petits bars et de la visite de la capitale.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photo sur Lima, car j’ai perdu mon appareil photo le soir de noël à Iquitos, dans un motocarros

C’est sûr je reviendrais sur Lima, et je sais qui aller voir…

Retour au bercail et sentiments suite à ce périple

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Divers, Photos, Pérou | Publié le 02-01-2010

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Bonjour à tous,

Je suis de retour en France après presque 6 semaines passées au Pérou entre Iquitos et Lima. Ce n’est pas parce que je suis rentré qu’il n’y aura plus aucun article sur le blog, bien au contraire. Je vais faire tout le tour de ce que j’ai vu et exercé sur place là-bas, puis faire aussi un petit lexique d’information pour les personnes qui souhaiteraient s’y rendre prochainement.

Je vous présenterais aussi tous mes futurs projets et pour l’instant, ils sont très liés au Pérou et ses habitants.

Je voulais vous faire part aussi de mon ressenti suite à ce voyage et ce que j’éprouve à l’heure où j’écris ces quelques lignes.

Pour commencer j’ai fais des rencontres incroyables, mon parcours et la route que j’ai suivie depuis mon départ vers le Pérou jusqu’à mon retour en France, ont été tout simplement extraordinaire, je n’ai pas passé un seul instant à m’ennuyer, chaque jour fut source de découvertes et de rencontres fortes. J’ai rencontré des personnes d’une gentillesse et d’une ouverture d’esprit que je n’avait encore jamais vu jusqu’aujourd’hui. Je pense qu’il est inutile de vous préciser que j’ai aimé du fond du cœur ce périple ?

Ce fut le voyage parfait du premier au dernier jour, à savoir que j’ai taché de faire le maximum de choses possible avec le temps que je possédais, tout en travaillant pour l’ONG Latitud Sur.

Pour résumer le parcours en quelques lignes :

- Rencontre des personnes de l’ONG
- Découverte d’Iquitos et de ses environs
- Rencontre avec des familles d’Iquitos dont certaines très pauvres
- Visite de Nauta
- Découverte magique de la Réserve Nationale Pacaya Samiria puis des communautés de la réserve dont Yarina
- J’ai dormi et mangé chez l’habitant
- Visite de Quistococha et de son zoo
- J’ai eu la chance de voir des groupes de musique locaux (Style Cumbia) en concert dont « Illusion« , « Explosion« , « Los Yenis« , etc…
- J’ai fait la rencontre d’Eden qui travail dans la tour de contrôle de l’aéroport d’Iquitos, j’ai donc eu la chance de monter dans cette tour et de voir le travail à ce niveau
- Je me suis baigné au milieu des piranhas et dans différents rios avec une famille que j’aime vraiment
- J’ai participé à une dizaine de despedida
- J’ai passé Noël avec une famille très pauvre, mais un moment merveilleux
- J’ai été voir le CNI (équipe de foot du coin) dans le grand stade d’iquitos, dans une ambiance survoltée
- J’ai également joué au foot et au volet avec les Péruviens
- J’ai aussi vécu chez l’habitant à Lima auprès d’une famille généreuse
- J’ai donc pu visiter tous les coins de Lima et j’ai même pu me baigner dans l’océan lundi 28 décembre 2009
- J’ai gouté à pratiquement tous les plats régionaux
- J’ai aussi gouté à beaucoup d’alcool, dont certains très (trop) forts
- J’ai connu énormément de gens et de familles au grand cœur
- J’ai fait une ballade magique en canoa avec une amie
- J’ai exploré certaines villes et certains villages au coté des habitants du coin
- J’ai fait quelques achats au célèbre marché de Belen et j’en passe…

Tout ça en moins de 6 semaines… J’ai connu tellement de personnes adorables que j’en ai mal au cœur quand je pense à elles. Pour vous dire ce que je ressent : « je n’ai qu’une envie, c’est de retourné dans ce pays, de retrouver les personnes qui m’ont fait vibrer et de vous donner envie de découvrir ce qui est maintenant gravé dans mon cœur » … Inutile de préciser que je suis tombé amoureux du Pérou, non ?? :)

Conclusion

J’ai fait le voyage que je souhaitais faire, j’ai aidé comme j’ai pu, j’ai travaillé au Pérou et ai passé mon temps chez l’habitant. A aucun moment je n’ai fait de circuit touristique ou un programme lié à une agence. Je suis parti en solitaire et j’ai vécu au jour le jour, avec l’aide des personnes sur place se fût le voyage parfait…

Allez, une dizaine d’articles devrait suivre …

Ma 2eme famille à Iquitos

Ma 2eme famille à Iquitos

Des personnes et un voyage gravés dans mon cœur

Des personnes et un voyage gravé dans mon coeur

Pérou – Iquitos – Découverte de Quistococha

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Conseils, Divers, Photos, Pérou | Publié le 19-12-2009

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Récemment j’ai eu le plaisir de visiter le parc de Quistococha à quelques minutes de route de la ville d’Iquitos. Si vous vous trouvez dans le coin, il faut absolument que vous fassiez au moins une fois le détour vers Quistococha.

Alors tout d’abord je suis partie du centre ville d’Iquitos, pas très loin de la Plaza de Armas. Après quelques petites minutes d’attente le mini bus se pointe. Alors oui, le bus d’Iquitos mérite bien un article sur le blog à lui tout seul, si j’ai le temps je le ferais, car c’est vraiment un moyen de transport original et à faire au moins une fois. C’est le moins cher, compter environ 1 sole pour vous rendre à Quistococha, soit moins de 0,25 cts d’€uro, contre 4 à 6 soles en motocarro. Il n’y a pas d’arrêt de bus à Iquitos, il suffit de se trouver sur le trajet de ce dernier et dès que vous l’appercevez vous lui faites signe, là il va s’arrêter et à la porte il y a toujours un type pour vous faire monter et qui donne des indications au chauffeur. A savoir que si vous faites plus de 1,70 m, il vous sera difficile de trouver une place assise, car les fauteuilles sont très petit, je suis pas bien grand et je ne pouvais pas m’assoire normalement :) Essayez le, l’ambiance est vraiment sympa.

Bon, on arrive à Quistococha, là vous payerez 2 soles l’entrée (ou 3, je ne me souviens plus), soit 0,50 cts d’€uro, pour les jeunes c’est 1 sole. Une fois passé le portail, vous avez des peintures sur un muret qui représentent et qui content les légendes liées à Quistococha et la Selva. Après quelques mètres on aperçoit les premiers animaux Singes et autres mammifères. En faites, voici tout ce que l’on peut trouver à Quistococha : mammifères, reptiles, poissons, insectes, oiseaux, plantes et même une plage.

Il y a enormément de chose à voir, prévoyez bien une journée entière. S’il fait beau, vous allez pouvoir profiter de la plage et vous baigner dans le rio, cependant, les délimitations sont à respecter, car au-delà cela peut devenir vite dangereux, il suffit pour cela de se rendre dans la partie aquarium du zoo pour voir ce qu’il peut y avoir comme animaux dans l’eau : piranhas, anguilles électriques, serpents etc…

Voilà pour le petit tour d’horizon, un lieu à faire et qui détends. Une bonne ballade. Voici quelques photos :

Arrivée Quistococha

Arrivée Quistococha

Les légendes peintent de Quistococha

Les légendes peintent de Quistococha

Reptiles - Caïman de Quistococha

Reptiles - Caïman de Quistococha

Petit anaconda

Petit anaconda

Papagayo

Papagayo

Playa Quistococha

Playa Quistococha

Pérou – Réserve Nationale Pacaya Samiria – Aventures et découvertes

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Divers, Photos, Pérou | Publié le 18-12-2009

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Me voici de retour après une expérience que j’attendais avec impatience et avec de nouvelles aventures à vous conter, j’ai enfin pu me rendre à la Réserve Nationale Pacaya Samiria dans la région du Loreto au Pérou.

J’ai l’impression qu’il y a un peu de relâchement dans les commentaires, c’est surement dû à mon manque de présence sur le blog ces derniers temps. Voici donc, la suite des aventures …

Comme je vous l’ai expliqué dans un précédent billet, ma mission ici consiste à apporter un support technologique pour une communauté située dans la Réserve Nationale Pacaya Samiria. Cette réserve est protégée et son accès est restreint, ce qui permet de préserver la faune et la flore de ce lieu magique. Les quelques communautés qui vivent dans cette réserve sont fortement liées à l’environnement et occupent des fonctions associées à la préservation de la Selva. Une activité qui permettrait d’améliorer et d’encourager ce type de pratique, c’est l’éco-tourisme. Encore trop peu exploité dans la région, cette approche permettrait d’aider les populations locales et motiverait le/les gouvernements à étendre ce genre de processus. C’est en partie pour cela que je suis dans les parages, avec comme mission et objectif de créer un site internet, qui permettrait d’en apprendre d’avantage sur la zone, ses coutumes et sur les voyages dit « éco-tourismes » disponibles. De plus ce voyage est vraiment enrichissant et plaisant. C’est une aventure et je suis sûr que beaucoup d’entre vous souhaiterait vivre cela, mon but est donc de faire découvrir ces voyages et de rassurer les futurs voyageurs via mes compétences liées aux nouvelles technologies. Vous aurez le lien du site dès sa mise en ligne. En attendant, je vais vous faire découvrir mon voyage jusqu’à Yarina, l’une des communautés les plus éloignées et qui se trouve au cœur de la réserve

Pour commencer, départ d’Iquitos vers Nauta au petit matin. Environ 1H30 en voiture. Nauta est l’extrémité de Iquitos, en effet, la route ne descend pas plus bas, terminus obligatoire en voiture. Ma première impression de Nauta fût d’être dans le petit Iquitos. Cette ville ressemble beaucoup à Iquitos, mais en plus petit et en beaucoup moins agitée. Le marché du port y est très beau et coloré, j’ai vraiment apprécié, de plus les produits viennent directement des communautés et les tarifs sont imbattables, que du bon. Petit desayuno dans un resto du coin, omelette et café, puis direction le port pour embarquer dans un petit peke peke (ou peque peque)… Je suis tout excité à l’idée de me rendre à Yarina. On embarque les affaires et c’est partit pour 10 heures de barque, en effet, mon guide à opté pour un moteur économique, beaucoup plus lent. Si vous faites le voyage via les programmes « éco-tourisme », seulement 6 heures pour vous rendre à destination.

Après quelques heures de navigation, j’arrive enfin à Santo Domingo, l’entrée de la réserve, un passage obligé où toutes personnes entrant dans la réserve sont enregistrées. C’est le premier pueblo dans la réserve et vous êtes déjà dans l’ambiance. D’ailleurs le changement se voit à la couleur de l’eau, car en empruntant ce chemin on navigue sur de l’agua negra, appelée ainsi car on a l’impression qu’elle est noire, cependant quand on la prend dans le creux de la main, c’est plutôt un aspect comme le thé.

Une fois entrée dans la réserve, après Santo Domingo, on tombe sur le pueblo 20 de Enero, qui est à environ vingt minutes de bateau. Très joli, simple, comme tous les pueblos qui composent la Réserve. Des maisons construitent en bois avec des toits réalisés avec des feuilles de Yarina. Chaque pueblo a son terrain de foot où des tournois inter-village se jouent.

On continue notre route, on croise quelques habitations, mais très peu, essentiellement de la nature et de la verdure… Magnifique. Parfois on peut admirer quelques Bufeo ou dolfines, des dauphins du rio à la couleur rose et curieux. Des oiseaux, une multitude d’oiseaux… Un beau spectacle.

Quelques deux heures plus tard, après avoir passé Santo Dimingo, la nuit commence à tomber peu à peu. Et il reste une bonne heure de navigation. C’est la première fois que je navigue sur un rio de l’Amazonie en pleine nuit, autant vous dire que seuls des pilotes expérimentés peuvent se permettre cela, heureusement, j’étais accompagné d’un tel pilote. Impressionnant, déjà de jour tout se ressemble, alors de nuit je vous laisse imaginer. Nuit noire, je ne voyais rien à deux mètres et pourtant, on arrive à destination, on débarque à Yarina et je vais passer ma première nuit dans la Réserve Nationale Pacaya Samiria.

Je suis content, je dors chez l’habitant, invité chez la maman de mon guide Tony. Je dors à même le sol sous une moustiquaire bien entendu, l’indispensable moustiquaire.

Le lendemain matin, levé au petit jour environ 5 heures du mat’. Il pleut, mais la vue reste superbe. Je me lève avec certains villageois qui logent aussi chez la maman de Tony. Un bon petit desayuno, café plus omelette et c’est partie pour une visite du pueblo.

En tout 27 familles, bientôt 28, donc 27 logements, réalisés en bois et feuille de Yarina (l’arbre qui fait la fierté de ce village). Les familles sont composées de 6 à 15 voir 20 personnes. Très accueillantes, il est aisé de rentrer dans les maisons et de discuter, puis de se faire offrir fruits ou diverses boissons, dont le Masato, réalisé à base de Yuka (manioc) mâché, salivé puis recraché, afin d’aider à la fermentation, après quelques jours cela devient alcoolisé. C’est très spécial, il ne faut pas trop penser à la conception du produit, c’est juste un conseil. A savoir, si vous terminé votre masato, on va vous en reservir de suite, pour éviter cela, rendez votre bol à l’envers.

Après avoir fait le tour des familles et visité les maisons et autres établissements, direction la visite des refuges pour les touristes. Autant dire que c’est la classe, un peu plus éloigné du pueblo, il faut s’y rendre en barque. La maison est propre et bien construite, bientôt 3 autres refuges veront le jour à Yarina. Les refuges peuvent accueillir jusqu’à 8 personnes.

Après cette petite visite et la prise d’information, direction la Selva, c’est ce que j’attendais depuis un petit moment, une bonne marche en forêt. Donc 2H30 de marche dans la jungle, j’ai d’ailleurs filmé une bonne partie de cette marche avec mon guide, je ferais le montage dès mon retour en France. Un vrai documentaire… :)

La marche en jungle, c’est toujours autant l’aventure : moustiques, fourmis (dont fourmis conga), oiseaux, singes, abeilles etc… Je ne suis pas resté assez longtemps pour voir plus, mais c’est déjà pas mal. D’ailleurs pour la petite anecdote, mon guide me présentait une sauterelle perchée sur une feuille, très belle, pleine de couleurs, puis soudainement, des sortes de mouches sortent en masse de dessous la feuille et là je vois mon guide qui me dit de courir et je le vois détaler à grandes enjambés, bon, bah, je fais pareils… C’était des mouches à feu, je ne me souvient plus du nom donné ici, mais en Guyane cela se nommait ainsi, avec une piqure douloureuse et parfois fatale.

Donc une bonne marche et une bonne expérience. Retour au pueblo, direction baignade au milieu des piranhas. Pas rassuré du tout, mais mon guide me certifie que sans blessure, je ne risque presque rien, bon et puis il se jette à l’eau lui même, je le suis, une demi heure c’est suffisant… Puis vient une séance de pêche par la suite, les gens qui me connaissent, savent que j’ai aucun talent pour la pêche et pourtant, un bout de pain m’a permis de pêcher 3 poissons en moins de 5 minutes, dont un piranha… Je reste impressionné… le rio est truffé de poissons et est très riche en ressource. J’ai pu admirer de près les piranhas avec lesquels j’ai nagé, autant vous dire qu’en voyant leurs dents je me suis dit que j’ai été bien téméraire sur ce coups…

La suite de l’aventure se résume à rencontrer d’autres personnes de la communauté, puis à gouter les fruits et les plats tout frais venus de la selva. Une expérience inoubliable. Puis retour à Nauta et à Iquitos où le retour à la civilisation est extrêmement brutal, du calme absolue on passe à la ville sur-animée. Ainsi va la vie dans la Selva du Pérou. Voici quelques photos :

Nauta - le port

Nauta - le port

Pueblo Santo Domingo

Pueblo Santo Domingo

Entrée dans la réserve Pacaya Samiria

Entrée dans la réserve Pacaya Samiria

Pueblo 20 de Enero

Pueblo 20 de Enero

Dans le Pueblo 20 de Enero

Dans le Pueblo 20 de Enero

Sur le chemin vers Yarina

Sur le chemin vers Yarina

Yarina au petit matin

Yarina au petit matin

Visite de la communauté de Yarina

Visite de la communauté de Yarina

J'ai pêché un beau Piranha

J'ai pêché un beau Piranha

Retour à Nauta

Retour à Nauta

Iquitos – Les premiers conseils pratiques

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Publié par Franck | Classé dans Amérique Latine, Conseils, Photos, Pratique, Pérou | Publié le 12-12-2009

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Bonjour à tous, voici les premiers petits conseils pratiques pour améliorer son expérience de voyage à Iquitos au Pérou, ceci fait suite à ma petite expérience actuelle sur le terrain.

Déjà ce qui est à savoir, c’est que tout se négocie à Iquitos, les prix ne sont jamais réellement fixes, surtout quand ils ne sont pas affichés. Après, ne négociez pas tout et n’importe quoi non plus, il faut rester dans le réaliste. Cependant, en tant que touristes ou Gringos, vous n’aurez pas tellement de traitement de faveur, bien au contraire, les prix auront tendance à grimper. Par contre vous n’aurez jamais eu autant d’amis sans même les connaître :)

Il existe cependant quelques barêmes de prix à connaitre, par exemple pour les transports, dont le plus fréquent et le plus sûr reste le motocarro. Les prix sont normalement de 1,50 Soles (environ 40 cts d’€uro) pour un trajet en centre ville, des trajets de 5 à 15 minutes. Après les prix peuvent augmenter, la nuit ou avec plusieurs passagers, vous verrez, chaque excuse est bonne pour augmenter le prix, c’est le jeu, donc un peu de négoce et à la limite changer de motocarro si ce dernier ne veux pas modifier ses prix. A savoir aussi, qu’à la sortie des concerts ou grands évènements, les premiers véhicules que vous verrez juste devant seront plus cher, n’hésitez pas à marcher un peu et à aller voir plus loin.

Ensuite Iquitos, est une très belle ville, mais les rues et trottoirs ne sont pas entretenus comme en Europe, faites attention où vous mettez les pieds, les plaques d’égouts sont traitres, d’ailleurs un groupe de Français qui venaient d’arriver en ville a eu la malchance de devoir emmener un de leur camarade aux urgences, avec un ligament sectionné à cause d’une plaque d’égout qui a cédé.

Important, malgré certains passages cloutés, les piétons ne sont pas prioritaires, ou devrais je dire, ne sont pas la priorité :) Je plaisante, mais faites attention en traversant les rues.

Autre truc à connaitre, ce n’est pas typique à Iquitos, car une bonne partie des grandes villes du monde en souffre, les pickpockets. En effet, surtout concentrés dans les lieux avec beaucoup de monde, ils opèrent souvent devant les entrées des concerts, matchs de football ou autres événements similaires, ainsi qu’au marché. Ces lieux sont souvents accompagnés de bousculades et des mains baladeuses circulent, donc ayez toujours un oeil et une main sur vos poches.

Parler l’Espagnol est un vrai plus, car peu de gens ici parlent une deuxième langue du type Anglais, Français, Italien, Allemand etc… Donc pour vous faire comprendre, c’est soit l’Espagnol, soit maitriser à la perfection le langage des signes pour communiquer avec n’importe qui :)

Pour terminer ce premier petit article du genre, sachez que les gens sont très chaleureux ici, si vous avez l’occasion de venir, l’ambiance est très conviale, il y a de la musique dans une grande majorité des habitations avec très souvent des repas à l’entrée des maisons où vous pouvez vous assoir et manger avec les familles pour pas grand chose, 2 à 6 Soles environs (0,50 cts à 1,50 €). Discuter avec les gens est un bon moyen d’integration, par contre attention aux inconnus qui se disent votre ami sous pretexte que vous êtes Européen, c’est souvent pour vous vendre quelque chose, vous pouvez tout simplement leur dire aurevoir gentillement, il ne devrait pas vous harceler si vous n’entrez pas dans leur jeu.

A savoir aussi, que Iquitos est une ville très vivante, et avec une circulation de motocarros abondante, donc très bruyante, de plus les habitants d’Iquitos ont tendance à écouter la musique très fort (parfois on ne s’entend pas parler). Pour la nuit, si vous avez le sommeil léger, des bouchons anti-bruit (BAB) pourrait vous être utiles.

Dernière petite chose qui me vient à l’esprit, ne vous attendez pas à boire de l’eau pendant les repas, ici, c’est refresco et basta. Il est rarement possible d’avoir de l’eau dans les almuerzos.

C’est un premiers recueil de petits conseils suite à mon expérience personnelle, d’autres suivront prochainement…

Des enfants d'Iquitos

Des enfants d'Iquitos